Nous vous avions parlé de nouveau concept de Décathlon, d’autres acteurs ont aussi envie d’améliorer leur rentabilité.
A l’instar des distributeurs en Jardinerie, les enseignes ont toujours le choix entre augmenter le panier moyen via un nouveau concept comme Décathlon et Jardiland ou moins dépensé en amont tel Garden Price et Go Sport/Sport 2000 France.
En effet, c’est de cette alliance de je vais vous parler aujourd’hui. Une alliance stratégique pour concurrencer les meilleurs enseignes de sport.
En France, le marché réalise une baisse de CA de 3.4% alors que Dectahlon fait une performance avec une augmentation de CA de 2%.
D’où pour améliorer leur enseigne respective, Go Sport et Sport 2000 ont signé un accord, de 3 ans, pour créer l’ISRD (International Sport Retail Development) à Genève.
Une centrale d’achat commune qui pose quelques questions :
- Allons-nous avoir les mêmes gammes dans les 2 enseignes ?
- La tarification va-t-elle être identique ?
Pour les gammes, elles ne seront pas complètement les mêmes. La centrale d’achat n’achète que les fournisseurs internationaux communs. Cela correspond à moins de 30% des fournisseurs de chaque groupe mais plus de 70% en valeur de leurs achats.
Toujours pour assurer des enseignes différentes dans leur gamme, les chefs de marché gardent la main pour établir leurs assortiments.
‘‘L’objectif est d’améliorer notre offre commerciale pour nos clients au travers de prix plus attractifs, mais aussi de gammes internationales plus disponibles et mieux diffusées’’ d’après F. Neukirch, DG du Groupe Go Sport. En outre, il insiste auprès des fournisseurs pour que cette nouvelle centrale leur permette d’avoir accès à de nouveaux marchés mais aussi et surtout il s’agit de ‘‘créer de la valeur pour le client, de la valeur pour les marques et, bien sûr, d’augmenter notre compétitivité.’’
J.P. Onillon, DG Opérationnel de Sport 2000 de son côté évoque (merci pour nous) l’importance de mettre correctement en avant les marques dans les points de vente. Même s’il préfère parler des marques en précisant qu’ils sont ‘‘les promoteurs des marques.’’ De plus, ils veulent ‘‘bâtir une alternative forte et crédible’’.
D’un point de vue du fournisseur, voilà ce que ça donne avec O. Cantet, PDG de Rip Curl International : ‘‘la distribution sport cherche à s’adapter à un contexte de consommation qui change en France. S’il s’agit juste de cumuler des volumes pour bénéficier de remises, ça ne peut constituer qu’une partie de la réponse. En revanche, ça apportera davantage au marché si cela permet d’améliorer les offres et les assortiments pour les consommateurs, d’être plus réactif avec les marques en cours de saison, de développer des outils communs pour simplifier le travail des tous et gagner en efficacité’’.
Comme nous l’avons précisé plus haut, les différences entre les 2 enseignes vont se faire dans les points de vente. Dans des gammes proches, des prix d’achats identiques… il va falloir utiliser les magasins pour influer sur l’image de marque, le positionnement…
Pour cela, la création de concepts merchandising paraît indispensable. Quand nous voyons le nouveau concept de Décathlon, tout est accès sur les services, sur le confort d’achat, sur la mise en situation…
Un Coefficient d’Occupation des Sols assez faible, une allocation d’espace qui semble réfléchie seulement j’ai été surpris par le manque de complémentarités entre les familles implantées les unes à côté des autres.
Enfin si l’ILV-PLV est dans tous les rayons, elle manque un peu de clarté.

















