Merchandising News

L'actualité du merchandising sur un site !

Secteur des magasins de sport 27 novembre 2009

Nous vous avions parlé de nouveau concept de Décathlon, d’autres acteurs ont aussi envie d’améliorer leur rentabilité.

A l’instar des distributeurs en Jardinerie, les enseignes ont toujours le choix entre augmenter le panier moyen via un nouveau concept comme Décathlon et Jardiland ou moins dépensé en amont tel Garden Price et Go Sport/Sport 2000 France.

En effet, c’est de cette alliance de je vais vous parler aujourd’hui. Une alliance stratégique pour concurrencer les meilleurs enseignes de sport.

En France, le marché réalise une baisse de CA de 3.4% alors que Dectahlon fait une performance avec une augmentation de CA de 2%.

D’où pour améliorer leur enseigne respective, Go Sport et Sport 2000 ont signé un accord, de 3 ans, pour créer l’ISRD (International Sport Retail Development) à Genève.

Une centrale d’achat commune qui pose quelques questions :

  • Allons-nous avoir les mêmes gammes dans les 2 enseignes ?
  • La tarification va-t-elle être identique ?

Pour les gammes, elles ne seront pas complètement les mêmes. La centrale d’achat n’achète que les fournisseurs internationaux communs. Cela correspond à moins de 30% des fournisseurs de chaque groupe mais plus de 70% en valeur de leurs achats.

Toujours pour assurer des enseignes différentes dans leur gamme, les chefs de marché gardent la main pour établir leurs assortiments.

‘‘L’objectif est d’améliorer notre offre commerciale pour nos clients au travers de prix plus attractifs, mais aussi de gammes internationales plus disponibles et mieux diffusées’’ d’après F. Neukirch, DG du Groupe Go Sport. En outre, il insiste auprès des fournisseurs pour que cette nouvelle centrale leur permette d’avoir accès à de nouveaux marchés mais aussi et surtout il s’agit de ‘‘créer de la valeur pour le client, de la valeur pour les marques et, bien sûr, d’augmenter notre compétitivité.’’

J.P. Onillon, DG Opérationnel de Sport 2000 de son côté évoque (merci pour nous) l’importance de mettre correctement en avant les marques dans les points de vente. Même s’il préfère parler des marques en précisant qu’ils sont ‘‘les promoteurs des marques.’’ De plus, ils veulent ‘‘bâtir une alternative forte et crédible’’.

D’un point de vue du fournisseur, voilà ce que ça donne avec O. Cantet, PDG de Rip Curl International : ‘‘la distribution sport cherche à s’adapter à un contexte de consommation qui change en France. S’il s’agit juste de cumuler des volumes pour bénéficier de remises, ça ne peut constituer qu’une partie de la réponse. En revanche, ça apportera davantage au marché si cela permet d’améliorer les offres et les assortiments pour les consommateurs, d’être plus réactif avec les marques en cours de saison, de développer des outils communs pour simplifier le travail des tous et gagner en efficacité’’.

Comme nous l’avons précisé plus haut, les différences entre les 2 enseignes vont se faire dans les points de vente. Dans des gammes proches, des prix d’achats identiques… il va falloir utiliser les magasins pour influer sur l’image de marque, le positionnement…

Pour cela, la création de concepts merchandising paraît indispensable. Quand nous voyons le nouveau concept de Décathlon, tout est accès sur les services, sur le confort d’achat, sur la mise en situation…

Un Coefficient d’Occupation des Sols assez faible, une allocation d’espace qui semble réfléchie seulement j’ai été surpris par le manque de complémentarités entre les familles implantées les unes à côté des autres.

Enfin si l’ILV-PLV est dans tous les rayons, elle manque un peu de clarté.

 

Nouveau concept de Leroy Merlin 25 novembre 2009

Je vous ai parlé des enseignes qui suivent l’exemple d’Ikea. Entre celles qui veulent le concurrencer sur le marché, fructueux, de la maison et de la décoration intérieure (article : tout pour la maison), et celles qui s’en inspirent au niveau de l’organisation général du point de vente (article : deux concepts pour la jardinerie qui aura raison), je peux me demander qui sera le prochain exemple.

Je l’ai trouvé. Leroy Merlin.

Bingo ! En plus la marque au triangle vert joue sur les 2 tableaux.

Dans son nouveau concept :

  • la théâtralisation des points de vente est de plus en plus poussée
  • le parcours client est repensé

Pour le premier point, vous allez retrouver davantage de mises en scène :

  • showroom cuisine
  • showroom menuiserie extérieure
  • showroom menuiserie intérieure
  • showroom rangement
  • showroom bien-être
  • showroom salle de bain

Mais la marque mise aussi sur de nouveaux services à ses consommateurs. Un espace détente/restauration (location gérance signée avec Autogrill) avec une zone librairie. Prendre un café, bien installé, dans un bon fauteuil : on se croirait presque au Starbucks Coffee. On peut, donc, aussi déguster un petit encas.

Maintenant, il faut espérer que les consommateurs vont aller aussi loin dans la modification de leurs attentes par rapport à l’enseigne, que Leroy Merlin le souhaite. Ça risque de prendre du temps : le challenge est ambitieux mais pas irréalisable.

Pour le second, tout a été repensé. On a l’impression que le nouveau concept cherche à faire oublier l’ancien. Heureusement, qu’il y a un marquage ‘‘vert’’ pour nous rappeler où nous sommes.

Au sujet, du parcours client, il commence dès la prise du caddie, sur le parking. Mais aussi en façade avec le bois autour de l’entrée.

Phénomène à la mode, Intermarché a aussi boisé ses façades. On recherche donc le chaleureux, l’accueillant, le confort…

Ensuite, dans le point de vente, on nous oriente vers la décoration, l’aménagement et le technique.

Pour l’aménagement, il y a eu un vrai travail de mise en scène. Cf. photos ci-dessous qui sont plus parlantes que des mots. Vous avez des exemples de cuisines, de salle de bain.

Après les achats d’impulsion en zone chaude, voici les achats de réflexion en zone intermédiaire et en zone froide.

Tout au long du parcours, on retrouve de postes de travail afin d’accompagner les consommateurs à chaque étape. On pense naturellement aux postes de travail des conseillers Ikea dans la plupart des univers.

Pour les produits techniques et ne pas frustrer les clients de cette famille de produits, Leroy Merlin, à l’instar d’Ikea, s’appuie sur ‘‘court-circuit’’, raccourci pour aller directement à la fin du parcours clients.

En effet, conceptuellement créé pour ses employés, Ikea a ouvert ses raccourcis aux clients pour ne pas leur donner l’impression d’être obligés de ‘‘faire le tour’’. Dans les faits, ils sont très peu utilisés.

Pour en finir, sur le concept, et même si le chemin, le serpentin devrais-je dire, fait bien le tour des familles de produits, il y a quelques unes qui paraissent un peu isoler (Cf. plan ci-dessous) : la rangée TV/Hi-Fi, Etagères, Boîtes, Perceuses/Ponceuses.

Seuls les clients qui couperont court après la décoration et l’aménagement intérieur passeront à travers cette zone.

Mais, ces personnes ne seront-elles pas nombreuses ?

En effet, après ces deux zones les plus attractives, les consommateurs arrivent sur l’espace détente/restauration.

Donc, si on compte le trajet pour traverser ces 2 univers + le temps passé à consommer un café, attend-t-on vraiment envie de continuer sur la fin du circuit ?

Ce n’est pas pour rien qu’Ikea place la restauration à la fin du parcours standard. Il s’agit de faire des ventes complémentaires, d’augmenter le panier moyen. Et en aucun cas, des réduire les ventes sur le gros œuvre. Car après un déjeuner à la cafétéria d’Ikea, on passe en bas récupérer les meubles.

Chez Leroy Merlin, il faudrait être vigilant sur le trafic de l’axe espace détente – sortie. Il ne faudrait pas que le flux de circulation qui traverse la fin du parcours soit trop réduit par cette organisation du point de vente.

 

La diversification versus merchandising 21 novembre 2009

Classé dans : Actualité, Merchandising général — Aurélien @ 14:46
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La diversification, le nouveau créneau à la mode. Des sources de revenus élargies, réduire sa dépendance à un fournisseur ou à un client, préparer l’avenir… sont autant d’atout invoquer les nombreux acteurs qui se tournent vers la diversification.

Seulement, comme toute autre action, la diversification doit être pensée, adaptée et ne pas se retourner contre son investigateur.

Comme j’avais commencé à l’évoquer dans l’article sur la concurrence d’IKEA , la diversification n’apparaît comme évidente pour toutes les enseignes qui se sont lancées à l’assaut du géant suédois. Le premier exemple peut être Conforama qui tente de prendre une part de gâteau sur les revenus de la ‘‘déco maison’’. Sincèrement, s’ils ne s’étaient pas lancés, nous n’aurions pas compris.

Par contre, nous souhaitons bonne chance au cuisiniste qui fait désormais des chambres, des bureaux et des salles de bain : ‘‘à quand les maisons Schmidt ?’’ ou bien ‘‘Ah non !! La maison c’est nous ! Et c’est Schmidt !’’

Deuxième exemple, Jardiland : avec son tout nouveau concept, le leader français de la jardinerie élargit sa palette.

Ainsi, les consommateurs peuvent désormais trouver sur les points de vente des produits pour les soins du corps. Le lien logique avec Jardiland est expliqué par le lien des produits de cette gamme avec la nature que se soit dans les fruits, les légumes ou encore le végétal. Mais les clients pourront aussi acheter du vin et de la musique.

Troisième : Top office. Et là, ça peut paraître encore plus ambitieux. En effet, l’enseigne cherche clairement à accentuer son trafic dans son point de vente. Ainsi, nous pouvons acheter de la presse ou encore des confiseries dans des surfaces spécialisées dans la distribution de mobilier, de consommables et d’accessoires de bureau.

Après avoir cité quelques exemples d’enseignes (j’aurai pu vous en donner d’autres, mais je voulais juste mettre en avant une tendance très ‘‘tendance’’). Pour compléter ce phénomène, voici quelques marques aussi, et pas de moindres, qui se penchent sur le dossier…

Spéculoos. Tout le monde connaît le petit biscuit qui accompagne le café. Désormais, il y a eu la pâte à tartiner au Speculoos de Lotus, a été le premier produit d’élargissement.

Surfant sur cette vague, Rians a lancé La crème aux Speculoos et Monin, le roi du sirop, le sirop de Speculoos.

Le groupe Orangina-Schweppes secoue sa pulpe.

Orangina continue d’élargir sa gamme : jusqu’où vont-ils aller ? Après les lancements du ‘‘cow-boy’’ et de l’ ‘‘indien’’, voici le ‘‘rastaman’’ et l’ ‘‘aristo’’.

On va retrouver Oasis et ses thés. Objectif : relancer un segment en difficulté en le revalorisant. Quatre saveurs : framboise, mangue, pêche, pomme.

 

En résumé, tout le monde tire à vue. Les enseignes changent de stratégie pour attaquer tous les consommateurs. Cependant, tout cela n’est pas sans risque. Faut-il expliquer que la réussite de Conforama dans les prochaines années est, certainement, conditionnée par la réussite de son concept Déco. Même, si le déploiement n’est pas ultra rapide, afin de s’assurer de la légitimité du concept, s’ouvrir à un tel marché est forcément stratégique.

Autre risque : troubler le client. Peut être qu’il va venir acheter des confiseries dans les points de vente mais l’image globale de l’enseigne ne va t-elle pas être dégradée ? Comment être perçu comme un spécialiste des accessoires et mobilier de bureau quand on a dans le magasin 10 bambins qui viennent s’acheter des bonbons.

Il est, forcément plus justifiable, et justifié de vendre la presse. On aurait aimé trouver une presse très professionnelle. Un magazine people ne donne pas la même image.

Pour les produits, outre le risque d’avoir des nanars à la gamme, il y a un aspect qui n’est pas toujours pris en coimpte : l’espace linéaire.

Je n’ai, à priori, rien contre le fait qu’Orangina-Schweppes étande sa gamme mais comment on l’implante ?

Si, pour l’exercice, nous nous mettions dans : la peau d’un responsable merchandising d’un réseau de boutiques de station-service.

Vous avez, donc, un meuble froid pour toutes vos boissons, il n’y a pas d’investissement prévu, et votre fournisseur vous dit . ‘‘on a 5-6 références ä faire entrer dans la gamme’’. Bien sûr, les concurrents, qui ne sont pas en reste, on également des propositions.

A ce moment là, il n’a pas le choix : pour faire rentrer des nouveaux produits, il faut réduire les facing des autres produits (autant dire que réduire les facing des Coca-cola ne risque pas de tirer vos revenus au m2 vers le haut)  et en plus pour des produits dont nous avons avons aucune garantie… (il peut y avoir des courageux mais ça paraît difficile).

Solution hybride, Orangina aura certainement un display à mettre en boutique. Là, on arrive sur des problématiques de circulation, des COS, de normes ERP… bon courage.

 

Mesdames, Messieurs, dont le travail est de créer de nouveaux produits pour le plaisir des consommateurs, je vous en prie n’oubliez pas les implications merchandising derrière !!!

 

Deux concepts pour la jardinerie… qui aura raison ? 21 novembre 2009

Classé dans : Concept — Aurélien @ 14:41
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Le marché de la jardinerie est à maturité, donc à un tournant.

Comment prendre au mieux ce virage ? Tous les acteurs ne sont pas forcément sur la même longueur d’ondes. Prenons les exemples de Jardiland et de Garden Price.

Commeçons par le ‘‘petit’’.

Garden Price base son concept, donc sa réussite, sur une politique de prix agressive sans négliger la qualité. Comment fait-il ?

Il a rayé de son carnet d’adresses tous les intermédiaires de la chaine de distribution. Garden Price achète, tout simplement aux producteurs en direct et en grande quantité.

L’emballage est primaire, sans gâchis, sans chichis. L’espace de vente est aussi très simple. Ça va avec le concept. Ici, c’est le discount de la jardinerie… C’est sûrement moins vendeur mais le positionnement prix remet tout en ordre.

Nous rappellerons qu’actuellement ceux qui travaillent le mieux leur merchandising sont certainement les discounter.

Pour info, vous trouverez dans les points de vente des végétaux intérieurs / extérieurs, produits et accessoires pour animaux, mais aussi de l’équipement et ameublement de jardin et de l’outillage.

Et en face, il y a Jardiland qui étoffe sa gamme, ses services…

Sur 8 850 m², le réseau français de jardinerie inaugure son nouveau concept.

Pour suivre les attentes des consommateurs, le Groupe souhaite suivre au öieux les tendances pour gagner en part de marché : ‘‘Nous sommes dans une période de mutation culturelle. Nous devons donc aller dans ce sens et accompagner l’évolution de nos clients’’, souligne G. Porcheron, directeur général du groupe.

Le point de vente est, maintenant, divisé en seize univers.

Au rayon des nouveautés, nous noterons un développement de la ‘‘déco’’, un tout nouveau Bar végétal où on peut acheter ses salades, soupes et jus.

Le concept s’est inspiré d’Ikea. Pour le moment, concept souvent imité, pas toujours égalé et parfois dépassé.

Ce qui surtout repris, c’est le circulation dans le point de vente.

Le concept a été pensé pour créer ” une expérience émotionnelle et une sollicitation active de tous les sens “. En résumé, on veut ici, déclencher un maximum d’actes d’achats d’impulsion.

Pour cela, ‘‘vive Ikea’’, et ce n’est pas nous qui le disons mais G. Porcheron.

« Ce point de vente nous permet de mettre en place notre nouvelle identité visuelle. A l’intérieur, nous avons pris le parti d’une mise en scène beaucoup plus verticale afin de créer un lieu en trois dimensions. Nous avons ainsi mis au point seize nouveaux univers, dont treize sont développés à ce jour, aménagés selon un parcours visiteur dans l’esprit d’un magasin Ikea. Mais chez nous, c’est une sorte de parcours végétal ».

Ainsi, le Groupe se tourne vers une présentation plus vivante, plus ludique mais surtout plus large pour les consommateurs.

Sur les treize nouveaux univers, nous allons trouver notamment des ‘‘tests’’ enrichissants comme la vaisselle jetable, la cosmétique, l’alimentaire. Sur les trois derniers, deux seront encore plus étonnant : vin, la musique.

Pour amener une pointe de merchandising, les surfaces déployées n’auront pas forcément tous les univers, la typologie de clientèle servant à les choisir. C’est bien là, la meilleure façon d’optimiser sa rentabilité au m2.

Qui est dans le vrai ?

On devrait vite le savoir, selon le déploiement de Jardiland.

Mais on d’ores et déjà dire que les deux enseignes, aux concepts opposés, vont dans le bon sens : optimiser ses points de vente.

D’un côté en tirant sur les prix et de l’autre en augmentant le panier moyen grâce à de nouveaux produits ou services.

 

La nouvelle solution des magasins pour contrer la vente sur Internet. 19 novembre 2009

Classé dans : Actualité, Concept — Aurélien @ 20:20
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Pour savoir comment concurrencer Internet, il faut identifier ses points forts et ses points faibles.

Commençons par les avantages :

  • Une largeur de gamme inégalée
  • Une profondeur de gamme inégalée
  • Une politique de prix agressive

Les inconvénients :

  • Ne pas voir , ne pas pouvoir toucher les produits
  • Le manque de conseil
  • Le SAV qui inquiète, à tort ou à raison
  • Les ‘‘web-animations’’ vs les animations terrains

Donc, certains pensent avoir trouver un nouveau moyen de concurrencer les sites web-marchands. Ils ont pris les points ci-dessus un par un et ont trouvé une réponse à chacun et ça a créé un concept : les magasins hors normes .

La largeur et la profondeur de gamme identique : la solution = un espace de vente gigantesque

Les prix : comparaison au jour le jour des prix effectués sur Internet et on s’aligne (plus ou moins, on le verra plus loin). 200 prix ajustés par jour. Ça peut paraître énorme mais quand il y a 50000 produits à la gamme, ça ne fait que 0,4% de la gamme ajusté chaque jour.

Ainsi, les nouveaux ‘‘Boulanger’’ ont une gamme de 20000 produits, Surcouf en a 23000 et la palme revient ä Saturn avec 50000 produits annoncés.

Pour aller plus loin dans la situation, on trouve 30 mètres linéaires de cartouches chez Surcouf. Des TV de 100 à 160000€ et un espace jeu de 600m2 chez Saturn.

Après avoir contrôlé les points forts d’Internet, ils ont appuyé aussi les points faibles. Ils ont mis en avant l’humain. Ainsi, on peut assister à des concerts pour la sortie d’un CD, des séances de dédicace pour un livre, de cours de cuisine, des promos en vrac…

Toujours autour de l’évènement de l’ouverture du Saturn au centre Domus a fait fort. Les chiffres du jour de l’ouverture :

  • 3500 visites
  • 3,5 millions de CA (donc, panier moyen de 100€)
  • une TV Samsung à 399€ (produit d’appel) achetée toutes les 24 secondes
  • une Nintendo DS à 100€ (produit d’appel) achetée toutes les 30 secondes

Mais, tout n’est pas si rose. En effet, on trouvera malheureusement des produits anciens en vente et un manque de réactivité sur les dernières technologies.

Affaire à suivre…

 

Enfin ! Mais qu’attendaient les distributeurs de matériels et accessoires de sport ? 5 novembre 2009

Classé dans : Actualité — Aurélien @ 12:57
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Pourquoi enfin ?

Enfin parce qu’il est légitime de se demander ce qu’attendait les distributeurs de matériels et accessoires de sport pour casser leur concept. Même si jusqu’à aujourd’hui, l’accueil, le conseil, l’organisation dans les points de vente sont toujours très bien mis en place.

Et ça, tout le monde le reconnaît. Le staff de Décathlon par exemple est très compétent, très présent.

Seulement, le concept en lui-même était un peu décevant. C’est pour ça que j’attendais les nouveaux concepts des acteurs de ce marché avec impatience.

Après sa sortie, et l’avoir laissé vivre (le magasin du CNIT est ouvert depuis plus d’un mois et demi), j’y suis allé et j’ai maintenant 2 sentiments.

Je vais commencer par le moins positif : il n’y a pas de grosses surprises. J’ai retrouvé ce à quoi je m’attendais mais pas plus.

  • J’ai également été surpris par le C.O.S. (Coefficient d’Occupation des Sols). Il m’est apparu très faible. Bon, il est vrai que j’ai visité le magasin un midi en semaine. Il faudrait voir aussi le trafic le week-end mais je ne reste pas convaincu par les largeurs d’allées.
  • Ensuite sur la logique d’enchaînement des sports, je n’ai pas forcément compris les complémentarités. Je retiens par exemple le rayon ski proche du rayon natation.
  • Egalement, au 1er étage, il y a aussi beaucoup de miroirs (de mémoire sur les 4 côtés de 3 pilonnes, proches les uns des autres).

Donc, tous ces points sont améliorables et ainsi, c’est ainsi très encourageant pour encore perfectionner le concept.

Dans les côtés les positifs, je peux déjà vous donner envie d’y aller pour acheter. Aujourd’hui, Décathlon tend vers l’aventure d’achat. De nombreux sports sont agrémentés de stand de test. Voici quelques exemples :

  • Golf : essentiellement pour les Drivers et Bois car si vous testez les fers vous risquez de touchez le plafond de l’installation + un tout petit putting green
  • Tennis : tester vos raquettes, les tensions de cordages (photo)
  • Ping-pong : jouer face à une machine à balles
  • Equitation : installer votre future selle sur un cheval de rodéo digne de Las Vegas
  • Escalade : un mini-mur d’escalade pour teste vos chaussures (photo)
  • Randonnée : enfilez les chaussures et marchez sur du gazon, sur une pente, dans de l’eau, sur de la roche
  • Vélo et trottinette : après avoir installé quelques panneaux de signalisations vous pouvez tester les vélos de courses et de villes. Mais aussi, venez tester les  VTC et VTT sur différents types de revêtements
  • Danse : un parquet (d’une belle surface), une barre, des miroirs pour se sentir comme dans une salle de danse pour essayer les ballerines

 Il y a également dans les points positifs la largeur et la profondeur des gammes de nombreuses familles. Par exemple, au rayon running, vous pouvez ainsi trouver des chaussures pour débutants, confirmés, passionnés et de plus, vous pourrez aussi choisir vos baskets selon votre manière de courir (pieds tournés vers l’intérieur ou l’extérieur)…

De plus, observer l’attitude des consommateurs est vraiment intéressante. J’ai vraiment eu l’impression qu’ils se sentaient dans un espace de jeu ! La première partie du défi est gagnée. Partout où je suis passé, j’ai des gens essayer les trottinettes, les drivers de golf,… Cela confère une atmosphère conviviale, joyeuse, bonne ambiance…

Maintenant, il reste à l’enseigne à atteindre le deuxième défi qui est de concrétiser l’acte d’achat.

 

Clarifier son offre ”vin” : Monoprix tente le coup doucement… 2 novembre 2009

Classé dans : Actualité, Merchandising général — Aurélien @ 17:59
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Constat du marché.

Le marché du vin ne se porte pas au mieux. Quelques chiffres récents :

  • -7,4% de volume d’achat, ce qui correspond à 43,4s litre de consommation par an
  • Taux de pénétration a reculé à -1,2%, il est aujourd’hui à 86%
  • Plus de 50% des vins sont à moins de 2,50€
    • 25% des vins achetés coûtent moins de 1,50€
    • 30% des vins achetés coûtent entre 1,50€ et 2,50€

Il y a également quelques mouvements au niveau des acteurs du ‘‘vin’’ qui confirment que le secteur est en pleine mutation. Chateauonline se séparé de son réseau de points de vente ‘‘Le Repaire de Bacchus’’.

Il y a aussi de nouveaux concepts qui fleurissent depuis quelques temps dont nous avons déjà parlé :

Nous comprenons qu’il s’agit d’un rayon compliqué à mettre en place. Aider, accompagner le client dans le linéaire et dans ses choix. Prenons l’exemple du rayon ‘‘vins’’. Toujours aussi complexe à travailler. Avec de nombreuses références à segmenter par type de vins (couleur), par région, par cépage, par prix… Tout ça pour des consommateurs qui, souvent, ne savent pas ce qu’ils veulent.

Autrefois guidés par des experts, Monoprix change son ‘‘fusil d’épaule’’ est choisi de suivre les avis de consommateurs : ‘‘Qui mieux qu’un consommateur peut conseiller un autre consommateur ?’’ (Qui mieux que Renault peut s’occuper d votre Renault ?).

Ainsi en phase de test, Monoprix développe l’offre Promo d’une manière innovante, avec une nouvelle clé d’entrée : Quel vin pour quel besoin ? L’enseigne :

  • Vins pour tous les jours
  • Vins pour apéritif
  • Vins découverte
  • Vins pour recevoir
  • Vins pour offrir

Pour l’instant frileux sur le sujet, Monoprix, qui attend de voir le ‘‘ressenti consommateur’’ face à cette nouvelle organisation, laisse son rayon ‘‘vin’’ organisé de manière tradi.

A n’en pas douter, ce concept répond à une réelle attente de la part de la clientèle. Mais, je pense que ce concept répond plus à une clientèle qui ne stocke pas son vin mais qui achète en fonction de ses besoins proches dans le temps. J’ai l’impression de décrire la clientèle (au moins parisienne) de Monoprix.

Après, je ne suis pas convaincu de l’intitulé des 5 catégories :

  • Les vins pour recevoir et ceux pour offrir ne sont pas les mêmes ?
  • J’espère que les vins découverte ne seront pas uniquement des vins étrangers !

Dans tous les cas, nous pouvons féliciter l’enseigne qui retravaille ce rayon qui nous est si cher.